Non classésp8

Deux semaines en immersion au FabLab Coh@bit dans le cadre du projet Dynore

Le FabLab Coh@bit a accueilli pendant deux semaines en octobre 2017 des jeunes du dispositif IEJ (Initiative pour l’Emploi des Jeunes) DYNORE (DYNamisation-ORientation-Emploi). Ce dispositif permet un accompagnement des jeunes visant l’accès à l’emploi ou à la formation.

 

Les jeunes accueillis au FabLab étaient volontaires pour participer au projet «No(s) Trace(s)». Le but du projet était de faire réaliser aux jeunes un « autoportrait de leur parcours dans Dynore à l’aide de mots » en s’exprimant par de nouveaux outils numériques.

Les objectifs du projet étaient de faire découvrir les nouveaux outils du numérique, de travailler en équipe, d’acquérir une nouvelle expérience…

Le projet s’est terminé par une exposition au sein de la Mission Locale des Graves, début décembre.

Dans le cadre du projet « Perseverons », nous avons mis en place en protocole d’étude afin de recueillir des données pour l’équipe de recherche du projet.

Sur 12 jeunes inscrits au projet « No(s) Trace(s) », un noyau de 6 jeunes était régulièrement présent. Leurs profils allaient de la chaudronnerie au graphisme en passant par aide-soignant, animateur… Beaucoup d’entre eux n’avaient pas de compétences dans les domaines du numérique (recherche internet, dessin vectoriel, logiciels…). C’est principalement la curiosité des machines et du lieu qui leur a donné envie de s’inscrire à ce projet.

 

Le projet était avant tout le projet des jeunes. Ils ont décidé, grâce à l’animateur, ce qu’ils désiraient fabriquer. Tout le monde a participé, a proposé une phrase, des mots… Au fur et à mesure du temps, les sous-projets ont évolué et même un nouveau projet est apparu.

Tous les jeunes ont eu l’air de se sentir à l’aise dans ce lieu. Ils se sont principalement centrés sur le projet proposé. Ils ont eu le respect du matériel, du lieu. Ils ne donnaient pas l’impression d’être parfaitement autonome sur les machines, mais à l’aise pour poser des questions afin de mener à bien le projet.

Une cohésion de groupe s’est formée rapidement. Aucun jeune n’a été exclu malgré les parcours parfois très différents de chacun. L’intégration allait de l’implication assez importante (rôle plutôt actif) à la simple participation (avec satisfaction d’être présent). Il y a eu beaucoup d’échanges et beaucoup d’entraide. Des difficultés sont apparues dans certains sous-projets. Mais les jeunes ont essayé avec l’animateur de trouver des solutions.

 

Lors du dernier jour au FabLab, la participation a été très importante. Il y avait une volonté, de la part de tout le monde, d’essayer de finir les objets en cours de construction. La satisfaction des objets fabriqués était clairement visible, avec de la fierté de présenter ces objets.

Tous les jeunes ont apprécié le côté technique du projet, le fait d’apprendre de nouvelles choses et l’utilisation des machines. Ils ont aussi beaucoup apprécié l’ambiance dans l’équipe et au FabLab. Pour la moitié d’entre eux, cela leur a donné envie d’aller explorer d’autres choses comme en apprendre plus sur des logiciels ou créer des objets.

 

Pris dans le projet et dans la volonté de finir leurs fabrications, les jeunes n’ont pas forcement pris le temps de se projeter, mais ils ont pris conscience de ce qu’ils avaient fait grâce à la mise en place d’un blog par l’animateur.

Certains d’entre eux estiment avoir acquis des compétences durant ce projet, principalement dans l’utilisation de logiciel, de machines, de sites web, mais aussi dans le travail d’équipe, dans l’autonomie et dans la gestion du temps. Cette expérience leur a donné confiance en leurs capacités et les séances au FabLab ont modifié leur rapport avec les autres. Ils se sentent plus à l’aise pour travailler en équipe.

Ils estiment pouvoir inclure dans un CV de nouvelles compétences, comme l’esprit d’équipe, le parcours d’un projet, l’expérience de logiciels, ou au moins en parler lors d’un entretien d’embauche.

Ce projet «No(s) Trace(s)» a été, pour ces jeunes, riche d’expériences, même si du temps leur est nécessaire afin de s’approprier leur histoire.